Joue avec moi

Joue, joue avec moi
Non, tu ne le regretteras pas,
Mes jeux sont bien trop fragiles
Les tiens sont bien trop subtils

Ensemble, je veux que l'on soit
Nos regards ne se frôlent même pas

Et si je range dans l'ordre
Ton ordre est-il le mien ?
Je m'ouvre à tes chagrins
Puisqu'ils deviendront miens

Allez, joue, joue avec moi
Non, tu ne le regretteras pas,
Mes jeux sont bien trop fragiles
Les tiens sont bien trop subtils

Je veux que l'humour effleure l'un l'autre
Et que les douleurs restent les nôtres
Suivons notre dessein
Unis main dans la main

Allez, joue, joue avec moi
Non, tu ne le regretteras pas,
Mes jeux sont bien trop fragiles
Les tiens sont bien trop subtils

Finis, les joutes, les combats
P'tit frère, prends-moi dans tes bras

Si nul autre ne ressent le présent
Sans langage, j'occulte les tourments

Laisse-moi sans langage, t'occuper un moment
Laisse-moi sans langage, t'occuper un moment

Allez, joue, joue avec moi
Non, tu ne le regretteras pas,
Mes jeux sont bien trop fragiles
Les tiens sont bien trop subtils
Ensemble, je veux que l'on soit
P'tit frère, prends-moi dans tes bras

Auteur : Alain Domergue 

Chanson par Léo Merle

Une belle rencontre avec le jeune Alex grâce à l’association TEDAI http://www.tedai.org/

Ecris-moi-le ce soir

Ecris-moi le ce soir pour ne pas oublier
Sombre et sobre à la foi, cet unique regard
Il m’a montré si seul, cet étrange reflet
Laissons faire le danger, laissons-le prendre part, laissons-le prendre part

Mes désirs sans lacune se jouent-ils de ton ombre
Ma soif est dans l’abysse, veux-tu que l’on y sombre
Aux visages oubliés, il ne reste que le tien
Au bien furtif trouble, à l’envie de nos mains, à l’envie de nos mains

Imaginons nos nuits, oublions les matins
Délaissons les journées et fuyons-les sans fin
N’appréhende pas ces hordes, le mépris des vauriens
Arrachons toutes ces cordes, découvrons-nous demain, découvrons-nous demain

Égaré sur les routes, je rejoins ton chemin
Ma vie n’a plus de doute, agitée par l’instinct
Si l’horizon s’éloigne, je te crie mon envie
Du sommet le plus haut, de sceller nos deux vies, de sceller nos deux vies

Le radeau des alliances s’est échoué sur nous deux
Libéré de méfiance, j’ai vu couler tes yeux
Partageons notre joie à voir grandir l’essentiel
Les parents, les amis seront tous éternels, seront tous éternels

Il se répand là dans mon cœur,
L’instant, l’instant du bonheur
Le premier cri, l’éveil
Il est là
Et vous, vous êtes là
Et vous, vous êtes là
Et vous, vous êtes là
Et vous, vous êtes là

Auteur : Alain Domergue

Chanson par Léo Merle

Le banc des amants

Sur le banc des amants
Ils se connurent à treize ans
Près du cimetière et du grand châtaigner
Sous son ombre, il faisait bon d'y jouer

Il suffisait de rêver et de nous regarder
Devant les cortèges qui diminuaient

La grille est ouverte et les yeux sont brillants
Pour eux malheureux et pour nous amoureux
Qui lance des flèches à tous ces innocents

Le chemin est pentu et très caillouteux
En juillet, les jeux sont ouverts à toute autre pensée
Sur le banc des amants, les habits sont mouillés

Combattre les cortèges qui s'emplissent peu à peu
A de fausses défenses, à brider des débats
Par tous ces égoïsmes sans comprendre pourquoi

La grille est ouverte et les yeux sont brillants
Pour eux malheureux et pour nous amoureux
Qui attise les braises de tous ces feux ardents

Assis sur le banc des amants
A quatre-vingts ans sous le grand châtaignier
Pourquoi deux hommes ne pourraient-ils s'aimer ?

Sur le banc des amants nous sommes restés deux enfants
La grille est ouverte et tes yeux sont brillants
Ne sois pas malheureux, nous sommes toujours amants

Même derrière le mur du banc des amants
Nous serons toujours deux garçons s'aimant

Sur le banc des amants
Ils se connurent à treize ans
Près du cimetière et du grand châtaigner
Sous son ombre, il faisait bon d'y jouer

Auteur : Alain Domergue

Chanson par Léo Merle

Ta joue posée sur mon épaule

Ta joue posée sur mon épaule
Une petite bise pour te faire rire
Sur mes genoux tu te reposes
Ton curieux regard n’est que plaisir

Si l’émotion m’emporte à bien vouloir te soutenir
Mes yeux ne sont plus là pour tes sourires
Tu joues de mes cheveux blancs
Laissés trop longs puis fais semblant

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

Sens-tu mes mains sur tes détresses
Tourmentée, nos souvenirs seront en toi
Si parfois tu penses qu'une journée est noire
Dis-toi que l'ambition peut être faite d'émotions

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

La source de ton langage
ne saurait-être que vérité
Grandis à l'écart de mes héritiers
mue à mes sens et de nos sages

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

N’aie crainte pour mes enfants
Ils sauront un jour ce qu’il faut dire
Je n’ai plus crainte des reproches
De mes biens, ils emplissent leurs poches

Auteur : Alain Domergue

Chanson par Léo Merle

Passage piéton

Marcher sur ses p'tits petons
On trouve ça si facile
On trouve ça si mignon
Sûrs de nos savoirs habiles

Mais ces chemins sont durs à passer
Il faudra un jour les traverser
Qui dans son sommeil n'a pas rêvé
De les dévier sans cesse, sans danger

Tu auras tant de passages piétons
Ne reste pas immobile
Reste telle ma vision
Heurtée aux êtres insensibles

Laisse-les se charmer par tous tes pourquoi
Laisse-les fondre au son de ta voix
Par tous tes pépés, mémés, papas, mamans
Sur nos brefs repos à trouver ça si charmant

Tu auras tant de passages piétons
Ne reste pas immobile
Reste telle ma vision
Heurtée aux êtres insensibles

Ne laisse pas tes larmes au repos
Et tes rires le dimanche beaucoup trop tôt
Amuse-toi, amuse-nous,
A grimacer, agrippée à nos cous

Tu auras tant de passages piétons
Ne reste pas immobile
Reste telle ma vision
Heurtée aux êtres insensibles

Prends tes jouets, ne les abandonne pas
Ils t’ont tant aimée, tu les as tant aimés
Même assise seule sur une île
Aux labyrinthes de nos si grandes villes

Tu auras tant de passages piétons
Ne reste pas immobile
Reste telle ma vision
Heurtée aux êtres insensibles

Marcher sur ses p’tits petons
On trouve ça si facile

Auteur : Alain Domergue

Chanson par Léo Merle

Printemps

Il ne sied à latence mais naissance reprends tes droits
Noble balbutiement, réveille les endormis
Même si l’essor est frêle, tu restes l’auteur de ces vies
Bienveillant aux croissances et ouvre leur tes bras

Malgré ta hargne à vouloir tous les aimer
Il n’est utile de feindre que futiles prématurés
Ne pourront croitre que mutilés et meurtris
Pour laisser place à de plus beaux fruits

Empressé, peux-tu cesser ce rythme et ralentis
Au profit d’une pause, sous un soleil ardent,
Attends, attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps
Obsession effrénée, aux éveils, tu te languis,
Oh tumulte, retrouve les indulgents,
Attends, attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps

Hâte-toi de faire fondre tous ces cristaux de glace
Ravis-moi ma genèse à faire renaître les torrents
Aux couleurs de nos fleurs de reprendre leur place
Dans ce manège, des quatre, tu es la sève, tu es le sang

Malgré ta hargne à vouloir tous les aimer
Il n’est utile de feindre que futiles prématurés
Ne pourront croitre que mutilés et meurtris
Pour laisser place à de plus beaux fruits

Empressé, peux-tu cesser ce rythme et ralentis
Au profit d’une pause, sous un soleil ardent,
Attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps
Obsession effrénée, aux éveils, tu te languis,
Oh tumulte, retrouve les indulgents,
Attends, Printemps, laisse-nous prendre le temps
Il ne sied à latence mais naissance reprends tes droits

Auteur : Alain Domergue

Chanson par Léo Merle

Les couloirs du temps

Je me suis dressé pour être un homme
Mais pas né homme pour être dressé
Je fus le feu dans sa maitrise pour en faire un foyer
Si peu de règles, aucune norme
Il était temps d’évoluer
Me laisser libre de créer
Presque humain, je pris forme

De mon savoir, je pris conscience
Je partageais mes connaissances
J’ai su semer et récolter
J’appris les arts et les métiers
D’un simple outil, j’en fis une arme
Changer la chasse en tant de drames
Maintenant humain, je pris forme (x2)

Et puis, j’ai voyagé dans les couloirs du temps
Je m’y suis refugié, j’attendrai un moment
La mort m’a vu passer ; elle a compris mes tourments
Elle a su me soigner pour me rendre au présent
Pour me rendre au présent

(Partie instrumentale) 

Du changement, vinrent les mots
Dans mes écrits, mes idéaux
J’ai su frapper de quelques sceaux
L’or et l’argent, tous les métaux
J’ai su les chiffres, les numéros 
Et tout peser pour mon égo
Un peu plus homme, je pris forme (x2)

Depuis l’histoire m’appartient
Changer l’esquisse en mon dessein
Seuls nos défis ont dans l’ouvrage
Plus aucun sens à tant de rage
Faut-il continuer d’évoluer
Je ne suis pas sûr d’y arriver
Je me suis dressé pour être un homme
Mais pas né homme pour être dressé

Et puis, j’ai voyagé dans les couloirs du temps
Je m’y suis refugié, j’attendrai un moment
La mort m’a vu passer ; elle a compris mes tourments
Elle a su me soigner pour me rendre au présent
Pour me rendre au présent

Plus tard, j’ai côtoyé notre Terre
Elle m’a révélé tous ses mystères
Si par plaisir nous regardions
Autant d’outrages de compassions
J’ai vu souffrir notre avenir
Prendre plaisir à le trahir 
Seul, dans ce futur en peine
J’ai vu mourir toute ma haine

Et puis, j’ai voyagé dans les couloirs du temps
Je m’y suis refugié, j’attendrai un moment
La mort m’a vu passer ; elle a compris mes tourments
Elle a su me soigner pour me rendre au présent
Pour me rendre au présent

Et puis, j’ai voyagé dans les couloirs du temps

Auteur : Alain Domergue

Chanson par Léo Merle

Cet autre

Ma différence, j’en fais une force, une fragilité
L’intelligence, pas de rejet, ne pas chercher
Je suis cet autre, que tu croises les yeux baissés
L’intolérance, c’est par ce geste déplacé

Mon existence est nourrie de diversité
Quand ma présence, à vos côtés peut vous gêner
Je suis cet autre, je suis un être singulier
Laisse tes méfiances, abolis donc tous tes clichés

Moi, j’ai une âme dans ce corps si contrarié
Garde tes distances, si tu ne veux pas l’accepter
L’altérité n’est un pas trouble, pas un drame
Aussi absurde que ce physique que tu blâmes
La vérité de vos raisons vaut bien la nôtre
Semblable, mais parmi vous, je suis cet autre

Mon espérance, est de vous voir un jour changer
Tant d’impuissance, devant tant d’ambiguïté
Je suis cet autre, quand mon langage vint à blesser
Tes défiances, tes cohérences sont dépassées

Dans le silence, la souffrance m’accompagnait
Un état de trance pour comprendre où je suis nais
Je suis cet autre serait-ce à moi de m’adapter
Cette existence, d’une autre empreinte je suis fais

Moi, j’ai une âme dans ce corps si contrarié
Garde tes distances si tu ne veux pas l’accepter
L’altérité n’est un pas trouble, pas un drame
Aussi absurde que ce physique que tu blâmes
La vérité de vos raisons vaut bien la nôtre
Semblable, mais parmi vous, je suis cet autre

Moi, j’ai pris conscience de vos refus de liberté
Toutes vos confiances, cette pauvreté de vos idées
Je suis cet autre, je ferai tout pour tolérer
Ces déficiences, la platitude de vos pensées

Moi, j’ai une âme dans ce corps si contrarié
Garde tes distances si tu ne veux pas l’accepter
L’altérité n’est un pas trouble, pas un drame
Aussi absurde que ce physique que tu blâmes
La vérité de vos raisons vaut bien la nôtre
Semblable, mais parmi vous, je suis cet autre

Auteur : Alain Domergue

Chanson bande originale du film Moi, Léa d’Inès Bigonnet par Léo Merle