La mer a formé de ses vagues, un visage de sable émouvant Sculpté par l'écume et la brume, il est grave, le trait saillant Agité par le vent, animé par la bise, il devient vivant Les yeux vides, il songe aux martyrs, son regard est fuyant. Refoulée par la houle, une souche de bois d'ébène En ciseler un corps en prenant soin des plus belles veines Même si les flots ont laissé la trace de tes chaînes Jamais plus aucune entrave, jamais plus aucune gêne. Des abolitions aux traités bien éprouvés Et tous ces manifestes hauts déclarés N’ont pas suffi à faire cesser les volontés Des dignitaires, à mutiler tous les décervelés Les vendeurs d’âmes, laissez-les libres, se dévoiler Plus aucune arme ne pourra blesser leur fierté Lève-toi créature, ne soit plus humble ni soumis Alchimie d'éléments nobles, libère tes proches, les asservis Assujettie au silence, un souffle t’a donné un nouveau cri Laisse le dédain et leurs haines, car ta culture n'a pas de prix Dans cet océan de sable, l'écorce s'est endurcie Plus de larmes, plus de peines, tu as déjà bien trop subi La liberté a certes une valeur, c'est toi qui me le dis Autour de toi le bonheur, non tu ne l'as pas encore ressenti Des abolitions aux traités bien éprouvés Et tous ces manifestes hauts déclarés N’ont pas suffi à faire cesser les volontés Des dignitaires, à mutiler tous les décervelés Les vendeurs d’âmes, laissez-les libres, se dévoiler Plus aucune arme ne pourra blesser leur fierté
Auteur : Alain Domergue