Je cherchais une source A l'origine de la souche qui repousse sans fin J'ai trouvé le chemin Qui remonte le temps ou en freine la course. Il nait de toutes pensées, des rêves S'ils sont faits de passions, ils deviendront vrais Rien n'est fait d'imaginaire tant que l'illusion est brève Je voulais d'un chemin dont l'horizon s'évade Bordé de ronces et de leurs lianes Lacérant mes guenilles, mes hardes Pour m'ouvrir les yeux, ouvrir l'âme du profane. Il nait de toutes pensées, des rêves S'ils sont faits de passions, ils deviendront vrais Rien n'est fait d'imaginaire tant que l'illusion est brève Derrière moi le passé, je ne peux le revoir Entravé, affaibli, lassé d'aucune trêve Seul dans l'obscur scintille l'espoir Car de ces pièges effrénés se dévoilent un rêve Il nait de toutes pensées, des rêves S'ils sont faits de passions, ils deviendront vrais Rien n'est fait d'imaginaire tant que l'illusion est brève Un abri de pierre, un toit accueillant Un âtre aux chevets de tous mes tourments Je deviendrais l'hôte de tous mes desseins Au pied de la source à la souche qui repousse sans fin Il nait de toutes pensées, des rêves S'ils sont faits de passions, ils deviendront vrais Rien n'est fait d'imaginaire tant que l'illusion est brève
Auteur : Alain Domergue